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Premier rapport de performance IRIS du secteur de l'Impact Investing

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Le GIIN (Global Impact investing Network) a publié en 2011 une étude statistique intitulée A Performance Analysis for the Impact investing Industry (Analyser la performance du secteur de l’impact investing), le premier rapport de performance du secteur de l'Impact Investing aux normes IRIS* (Impact Reporting and Investment Standards).

Ce rapport contient les résultats d’une enquête menée auprès de 2394 organisations travaillant avec des acteurs de l’impact investing dans 58 pays différents, dont 1931 institutions de microfinance, et vise à promouvoir l’adoption des standards IRIS et à consolider les bases de données statistiques sur les fonds et les organisations impliqués dans l’impact investing. Selon ses auteurs, l’impact investing couve en effet un potentiel considérable pour apporter la preuve que l’investissement peut combiner un impact social ou environnemental et une rentabilité financière. 

L’étude relève ainsi que 63% des organisations sondées sont rentables, avec toutefois de fortes disparités intersectorielles,entre l’agriculture et les services financiers notamment. Elle s’intéresse également à la rentabilité des organisations en fonction de leur objectif social ou environnemental déclaré.  Plus de 80% des organisations impliquées dans le renforcement des capacités ou la création d’emploi sont ainsi bénéficiaires, contre seulement 64% pour celles qui travaillent dans le domaine de la productivité agricole. On apprend aussi que l’intégralité des structures concernées  par la préservation des ressources environnementales ou la collection des déchets sont rentables contre seulement 71% de celles évoluant dans le secteur de l’efficacité énergétique.

Au niveau des salaires, les statistiques révèlent la différence d’amplitude dans les rémunérations versées aux employés : on constate par exemple que celles-ci varient du simple au double entre l’agriculture ou l’énergie et les services financiers, qui tiennent logiquement tous secteurs confondus le haut du pavé. Une très forte variance au sein de chaque secteur d’activité s’observe par ailleurs et s’explique par la diversité des moyens auxquels les organisations ont recours pour avoir un impact social, tantôt à travers la création d’emplois qualifiés, tantôt par la production de biens et de services. 

Enfin, le rapport  revient sur la part des revenus des organisations du secteur agricole redistribuée aux petits exploitants, en insistant sur les disparités à l’échelle régionale et l’implication des différents facteurs économiques, juridiques et géographiques.

Cette étude, certes plutôt exhaustive, reste néanmoins assez limitée puisqu'elle ne rend compte que de quelques unes des caractéristiques des organisations qui évoluent dans le secteur de l’impact investing. Ses auteurs le savent, aussi appellent-ils en conclusion à une mobilisation des membres de l’ Aspen Network of Development Entrepreneurs (ANDE) et du Microfinance Information Exchange (MIX) pour ouvrir la voie à des travaux supplémentaires qui permettront de renforcer la généralisation de l'adoption des normes IRIS et la recherche statistique dans le domaine de l’impact investing.

Pour plus d’informations, consultez le site du GIIN

 

* L’IRIS est une norme universelle pour le reporting social, environnemental et financier.  Elle a été développée pour accroître la transparence et la crédibilité des outils statistiques du secteur de l’impact investing  et faciliter l’évaluation de la performance et des opportunités d’investissements.



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